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Alès vend mon roman de terroir

Ce qu’il y a de formidable dans la littérature, c’est qu’elle se partage. De l’écrivain au libraire, du libraire au lecteur et vice-versa du lecteur au libraire et à l’auteur.
Chaque acteur de cette relation à trois joue un rôle essentiel, pas seulement l’auteur; certes, sans lui, il n’y aurait pas de livre donc pas d’échange; mais, à partir d’un livre édité, les jeux sont ouverts : le libraire le lira-t-il? au moins en partie? sinon, le jaugera-t-il à l’aune de son expérience? et donc, le positionnera-t-il dans sa librairie de façon à le rendre visible? ou pas, juste le ranger à la lettre A en ce qui me concerne, sur une étagère où il faudra des lecteurs curieux pour aller le dénicher?
J’ai présenté « Les étrangers du Val de Londres » à Sauramps en Cévennes à Alès (Gard)au mois de janvier 2021, une fois le rush des fêtes passées, je dois tenir compte des contraintes des libraires, c’est bien le moins. La libraire qui suit mes écrits a écouté attentivement, regardé la belle couverture, feuilleté, observé les cartes postales anciennes, soupesé les 500 grammes de recherche et d’amour que pèse ce livre, constaté son faible prix (16€) et décidé, au vu de tous ces éléments, d’en prendre 5. 5 est un excellent début.
Et je suis parti, sans savoir comment voguerait mon roman historique dans la mer toujours montante des nouveautés.
2 mois ont passé.
J’avais prévu de retourner à Alès uniquement pour voir ce qu’il en était.
C’est là qu’intervient le lecteur. Un lecteur alésien qui a lu, je crois, tous mes ouvrages (il est aussi un ami cher, je l’avoue), m’a envoyé cette photo fin mars. « Les étrangers du Val de londrès » figurent bien en vue en bas du rayon des romans historiques. Je suis très content de cette valorisation. Mon roman de terroir a attiré le regard curieux de mon ami; il l’a acheté; il me donnera son verdict un de ces jours. Je ne suis pas très inquiet. « Les étrangers du Val de Londres » sont mon roman le plus vite vendu, parmi les 8 que j’ai édités, celui sur lequel les gens sont les plus enthousiastes. Ils mesurent aussi la masse de travail (3 ans acharnés, des milliers de pages annotées, des recherches chez des particuliers et aux archives, des interviews…) et savourent 391 pages croisant histoire locale et histoire nationale, dates et personnages on ne peut plus vrais croisant ceux sortis de mon imagination dont j’invente la vie romanesque- c’est aussi un roman fluide, riche d’intrigues à élucider.