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Dédicaces Gardoises

Merci aux libraires de Sauramps en Cévennes à Alès, ils sont tous très gentils envers le modeste auteur que je suis, qu’il s’agisse de Roberta, Éric ou Valérie. Je suis invité pour une dédicace le jour de la Saint Barthélémy, triste souvenir historique pourtant fêté dans cette cité protestante. Et quand je dis fêté, je pèse mes mots : les rues sont achalandées, tous les commerces ont leur devanture aménagée pour l’occasion, les badauds se pressent, les enfants jouent, la musique aussi, hélas.

C’est sans doute cet aspect festif- gentiment festif à la protestante n’allez pas vous imaginer je ne sais quoi de débridé- qui est gênant cette année. L’affreuse pandémie se remet à sévir, les contaminations se multiplient, les foyers aussi (pourquoi employer le mot anglais « cluster » alors que notre belle langue dispose de celui de foyer sinon pour faire bien, pour péter plus haut que son cul alors que nous autres, Français, sommes réputés pour notre absence de maîtrise des langues étrangères, à tous les niveaux même au plus haut, les anciens Présidents de la République m’ont toujours fait marrer avec leur accent improbable, de Chirac et Sarkosy à Hollande, mais pas Macron il est vrai). Je viens d’appeler Valérie, elle m’explique l‘annulation de la manifestation du lundi 24 août. Je m’empresse de le signaler à mes amis alésiens et à toutes celles, tous ceux qui me suivent. C’est rageant, une journée entière était prévue, cela laisse du temps aux rencontres tous azimuts- lecteurs, libraires, passants, auteurs- j’ai toujours beaucoup appris les années passées en les écoutant. Dommage, vraiment.

Je me console en me disant que Sauramps en Cévennes a commandé 5 exemplaires d' »UNE FORME DE JOIE », ils sont disponibles, allez y. Et aussi en appréciant l‘intérêt de la libraire pour mon nouveau roman historique « LES ÉTRANGERS DU VAL DE LONDRES » qui croise roman contemporain, histoires locale et nationale. L’expérience que j’ai vécue à deux reprises dans le Gard cet été m’a montré que ce sujet intéressait partout, pas seulement dans le lieu dont je déroule l’histoire depuis 799, le Val de Londres en Hérault, partout.

La première fois c’était au Vigan, librairie Lou Pouzadou, en haut du marché , prés du Temple. Il n’y avait pas foule ce 18 juillet mais plusieurs Gardois sont partis avec mon gros roman de 400 pages, il est vrai vendu au prix modique de 16€. La librairie a tellement souffert du Covid que son propriétaire passe la main, il vend, les salariés sont licenciés, le repreneur inconnu. Donc mes livres sortent de cette librairie. Pour l’instant.

Je suis à nouveau passé dans le Gard pour ce nouveau livre, le 18 aout. 1 heure de petites routes, des tournants, de la verdure, on se croirait en montagne, c’est beau. Puis une succession de ponts , la route longe 2 rivières. La vallée de St Jean du Gard s’ouvre entre collines et rivière.

Mardi est jour de marche, pas une place disponible à proximité , il faut contourner St Jean pour rentrer dans un quartier et dénicher un parking ombragé de vieux platanes, en bordure du Gardon.

Il y a foule. Masquée, tous les endroits ressemblent au carnaval de Venise maintenant, va falloir s’y faire. Des stands de tout, des gens promènent, d’autres se laissent tenter, de la nourriture aux objets d’art , tout se vend, même les habits.

Mes livres aussi. J’ai, il est vrai, la chance que le libraire ait lu tous mes romans depuis 10 ans et qu’il les apprécié.

« Une forme de joie » plait. Avant que j’arrive, plus d’exemplaires que je croyais ont été livres par MDS , merci le reseau de distribution payé par l’editeur, et pris dans leurs cabats par des lectrices, des lecteurs.

Autre surprise agréable : mon nouveau roman, historique, séduit quelques Gardois. Il raconte l’histoire de l’arrière pays héraultais, j’aurais cru la frontière infranchissable, j’avais tort. Il est vrai que la problématique est la même. L’histoire de France fédère. Et c’est un roman.

Merci aussi St jean du Gard pour ton accueil. Ici, le libraire aux cheveux longs a lu « Une forme de joie » et l’a conseillé. Il n’est pas disert, il ne porte pas de masque mais chacun de ses morts porte, il a convaincu une dizaine de lecteurs de faire confiance à cet auteur inconnu, moi. Il va d’ailleurs, c’est ce qu’il m’a dit, se réapprovisionner auprès de MDS. La carrière d' »UNE FORME DE JOIE » a certes été interrompue par le Covid, mais elle continue, belle aventure. C’est toujours merveilleux qu’un libraire lise mon livre, il sait apprécier, ou pas mais dans mon cas il apprécie, et recommander. Aussi suis-je épaté par son diagnostic sur « LES ÉTRANGERS DU VAL DE LONDRES ». Il est bien édité, me dit -il de sa diction toujours lente et posée, il plaira à mon public, j’en commande une dizaine. Ce Monsieur ne dit pas des mots en l’air, j’ai vérifié, il a commandé! J’aime cette façon d’être,  calme et réfléchie, j’aspire à l’atteindre. Sérénité apparente, le libraire (que je connais bien maintenant) m’a avoué que son stress était caché, il bouffe ses entrailles, comme moi parfois, trop souvent, vous aussi peut-être? Toujours est-il qu’il m’invite à

une rencontre avec les auteurs qui ont répondu présent cet été, en dépit du risque. Une autre dédicace sera dont planifiée dans le Gard, amis Gardois, vous allez me revoir au moins à St jean du Gard!