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Mon dernier salon du livre: impressions d’auteur…

Quelles impressions restent en moi de ma participation au dernier salon auquel j’ai participé,  près de Nîmes?

Toujours le contraste entre les efforts que déploie la municipalité de cette bourgade de 6000 âmes (ce n’est plus un village; est-ce une ville pour autant? je préfère le terme de bourgade) et la fréquentation. Quels efforts ? Affecter une grande salle municipale; mobiliser des bénévoles et des élus, le maire etc; contacter les auteurs; signer les contrats; mettre en place stands et nappes; faire venir un traiteur (très bon d’ailleurs) et le payer. Pour une fréquentation faible : comme il arrive souvent, les très nombreux auteurs ont passé la journée à attendre le chaland; je me demande s’il y avait trop d’auteurs? ou pas assez de communication?, je n’ai pas vu de signalétique et ignore si l’information a circulé à Nîmes.


Peu de contacts en ce qui me concerne mais 2 qui ont compté; chacun des deux avait sa façon de se renseigner, de tâtonner avant de choisir.


Le premier est bien passé trois fois devant mon stand et les autres. Au début, il parlait de ses campagnes militaires en Afrique avec un capitaine de 85 ans. Ils rigolaient, échangeaient des anecdotes, moi au milieu; ça a duré un long moment. Puis, le capitaine est parti en promettant de revenir acheter des livres de Ponteranga pour ses 7 petits enfants, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Le lieutenant, je crois que c’était son titre, souriant, est parti dans l’autre sens, parler à d’autres auteurs, lire des passages de bouquins; ensuite il est repassé devant moi, toujours souriant; il a filé je ne sais où; un quart d’heure après, le revoilà, il a choisi « Contes d’ici » mais ne l’achète pas immédiatement; il me demande de lui en mettre un de côté. Enfin, il revient, apprécie que je lui donne un livre sous plastique, neuf, pas touché par d’autres mains; appliqué, il rédige lentement son chèque à Ponteranga et me le remet, toujours souriant.


La seconde est une puéricultrice d’une trentaine d’années. Elle est accompagnée d’un homme genre joueur de rugby, dont la carrure impressionne, pas la conversation, je n’entendrai sa voix ni sur mon stand ni lors du lunch. Et par un garçonnet d’une dizaine d’années; il feuillette les trois livres de Ponteranga mais ne se décide pas. Sa mère (est-elle sa mère?) cherche un roman pour une grande lectrice de 15 ans, sa nièce. Je lui pose des questions sur les goûts de sa nièce, elle y répond avec plaisir : elle lit beaucoup, elle est mûre pour son âge, les thématiques d’adulte l’intéressent. Je lui présente mes romans, en commençant par les derniers sortis. Finalement elle fait un choix plus classique : « Rêveries cévenoles » est poétique, romantique, cévenol. Démarche interessante, je trouve, que de discuter des bouquins avant de les acheter, surtout pour l’offrir; et elle le lira avant, afin d’en discuter en famille. Plusieurs lecteurs pour un livre!!