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partageons la soupe aux cailloux

Faire connaitre mes livres me fait aussi voyager.

Pas seulement dans l’espace, encore que : le 7 j’étais à PIGNAN (je remercie Véro et sa magnifique équipe de l’accueil chaleureux qui nous a été réservé sous les voûtes du château); demain samedi 13 je serai à Lunel.

Voyager aussi dans les souvenirs. Je n’ai plus 15 ans, alors, forcément, j’ai roulé ma bosse et conservé des souvenirs de chacun des endroits qui m’ont vu à différents stades de ma vie. Lunel est le berceau de la famille, le berceau principal devrais-je dire, celui de la génération qui m’a précédée, avant eux, la Lozère et les confins de l’Ardèche ont imprégné les cellules de mes aïeux et se sont incrustés dans mon corps et mon cerveau, je le vérifie souvent. C’est à Lunel qu’ont vécu mes deux grands-mères. À Lunel que sont nés mes parents. Là qu’ils sont enterrés, comme leurs frères et soeurs. Lunel est donc un endroit important dans ma construction , dans ma mémoire. J’y ai joué, enfant, je devais avoir 8 ou 10 ans J’en ai gardé un vague souvenir, je suivais mon grand cousin dans les ruelles salies par les déchets flottant dans les rigoles. Direction les Pénitents. Un aumônier organisait des jeux, de babyfoot entre autres.

C’est là que je vais demain : Chapelle des pénitents, paroisse saint Philippe, 70 rue Henri de Bonnier. Mon dernier passage n’est pas vieux, deux ans à peine. Je m’y étais rendu avec mon frère pour organiser les funérailles de notre mère. C’est curieux, je ne me serais pas risqué en voiture entre ces rues étroites si les organisateurs ne m’assuraient pas que la voiture passait : « tout droit après la librairie AB (je me souviens que la rue est large à cet endroit), puis à droite (là, ça se rétrécit, il me semble), c’est le portail à gauche avant l’école, vous pouvez vous garer dans la cour ».

Pourquoi appeler la manifestation « la soupe aux cailloux »? Parce que les pénitents offraient un bol chaud à celles et ceux qui étaient démunis, bien sûr.

Demain, nous la partagerons, peut-être partagerons nous aussi mes romans et les livres jeunesse de l’association Ponteranga, c’est le but, non?