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Plus de lecteurs à Béziers le 6 qu’à Saint Jean du Gard le 3 août?

Je suis rentré de Saint Jean du Gard vers 14H, il faut un peu moins de 3h de route aller-retour et pour se garer car cette très tranquille bourgade en dehors de l’été ne désemplit pas en juillet aout. Une grande place était réservée à des attractions foraines, pile celle dont je mémorisai facilement l’itinéraire! J’ai tourné et retourné avant de me résoudre à faire comme tout le monde, touristes et cévenols : je me suis mal garé sur un trottoir, soyez gentils ne caftez pas.
De là, je me suis frayé un chemin en traversant le pont du Gardon encombré d’étals de toutes sortes,-vêtements bon marché, alimentation grasse à souhait, bibelots amusants prêts à se casser en mille morceaux après 4 usages, je ne crois pas être loin du vrai en disant cela. Des commerçants ambulants par centaines, et bientôt la foule s’agglutine.
Mon stand a été installé devant la « Maison de la presse » qui dispose d’un rayon librairie achalandée par la grâce de son libraire affuté. Une affiche en grosses lettres annonce ma venue, quel honneur!
L’attente commence à 9H30.
Le croirez vous?
Ils sont passés sans jeter un oeil à mes bouquins. À peine si 3 mémés les ont regardés : une, pour dire à son accompagnante que le dernier livre qu’elle avait achetée, elle s’était aperçu en rentrant chez elle qu’elle l’avait déjà, elle l’a donné; l’autre pour demander si c’était gratuit; la dernière pour filer au plus vite dès que j’ai proposé de lui présenter celui qu’elle avait l’air d’examiner.
Rien d’autre. Pas l’ébauche d’une conversation. Rien.
Penaud, j’ai replié à 12h30.
Pourquoi vais je ce vendredi matin à la librairie des sources à Béziers?
Par passion. Rien d’autre.Violiens 1914 sur la place