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Un four à Balaruc « les Bains », faut le faire.

C’était bien cette réunion à Balaruc les Bains. En ce début de janvier2020, j’ai à peine reconnu la cité thermale : aucun problème pour me garer alors que les places étaient chères lors de mes passages estivaux. Cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille…
 
Mais j’étais déjà content d’avoir trouvé la médiathèque , sans avoir aperçu le moindre panneau l’indiquant. En revanche, un signal positif m’a paru de bonne augure : lorsque j’ai demandé mon chemin à un arrêt d’autobus, une dame a su me l’indiquer sans l’ombre d’une hésitation.
 
Une fois garé, un retraité, la soixantaine bedonnante exposée au grand vent marin qui soufflait fort, m’a demandé si je cherchais la médiathèque actuelle ou la nouvelle, celle qui allait être construite? J’ai pensé qu’il se moquait de moi. Peut-être. A moins qu’il ne soit fier de cette réalisation municipale annoncée. Il paraissait débonnaire, son accent du littoral roulait , il a répété sa question deux fois et s’est mis en quatre pour me désigner le bâtiment de la résidence Sévigné Thermal où aucune enseigne n’apparaissait.
 
Il a fallu contourner le bâtiment pour rentrer « par le parc » , c’était indiqué; j’ai emprunté l’espace handicapé, ma valise chargée de bouquins a roulé sur le ponton de bois.
 
A l’intérieur, 2 hôtesses d’accueil pour m’accueillir, le fils de l’une d’elles, la Directrice et le responsable du Café littéraire, Tino.
 
Personne d’autre.
 
Nous attendrons demie-heure avant de voir arriver deux couples.
 
C’est donc devant 4 personnes que Tino a présenté l’auteur et le roman qu’il avait scrupuleusement lu; le bouquin était lardé de marques pages, des passages soulignés au crayon. Tino en a lu plusieurs; une des 4 participantes en a lu un autre avec panache; j’ai complété le petit tour de table en me régalant des 3 pages sur le frigoriste en pays chaud.
 
Voilà. Un roman et un livre jeunesse ont changé de mains. Pour 2 heures de route et 2 h de présence, si c’est pas de la passion!!! Pas sûr que le cher Carlos Ghosn aurait accepté de se faire planquer dans une grosse malle pour si peu; à moins de plusieurs millions d’€, il ne se bouge pas les fesses. Moi si, j’ai l’avantage sur lui de croire en des choses plus importantes que l’argent. De choses qui sont en nous et que nous nous transmettons par le livre, par les mots, par les échanges.
Et puis, ce n’est que partie remise. Nous avons fait connaissance, nous nous reverrons.Pas avec l’affreux gros milliardaire, il ne m’intéresse pas; avec la Médiathèque et sa Directrice !