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une journée d’un auteur convalescent

Ma journée d’hier a été particulièrement chargée.

Dès 9 heures, direction la clinique pour une des deux journées hebdomadaires consacrées à la rééducation cardiaque; un quart d’heure après que les infirmières aient pris ma tension et mes pulsations cardiaques, le groupe 1 s’élance dans le bois de St Sauveur. J’emploie le verbe « s’élance » à dessein, bien qu’il s’agisse de marche à pied : les intrépides partent au sprint dès la première montée; un autre, la quarantaine sportive, et moi, les suivons et les gardons en ligne de mire durant 25 minutes; puis ils disparaissent, cachés par les arbres et les buissons; du coup, nous nous égarons, nous prenons tout droit quand ils ont du tourner pour rentrer; pas de balisage; bref, nous marchons une demie-heure de plus que les autres!
Après un quart d’heure de repos, mérité je trouve, presqu’une heure de vélo en salle; pas n’importe quel vélo : ceux là sont programmés pour ralentir nos efforts! Ma retenue est de 70 watts, moins que d’autres, plus que quelques uns; je peine, j’ahane, transpire, ouf c’est fini.
Repas.
Pas de sieste ni de relaxation ensuite : je suis l’heureux bénéficiaire d’un test de marche. Le but est de marcher (encore!) le plus vite possible en 6 minutes, dans le couloir. 675 mètres pour moi, en progrès par rapport aux 620 mètres parcourus le 2 octobre.
Sans pause, séance de renforcement musculaire; pas de la tarte : immobilité relative sur un gros ballon; soulèvement d’un ballon de 16 kilos dos droit; élastiques, idem; postures à genoux sur tapis pour étirer le dos; puis étirements divers et variés.
C’est bien, très bien, très tonifiant.
Une douche rapide et je prends la direction de Sète.

Car, à 17h, la médiathèque et le Café Littéraire organisent une rencontre avec une quinzaine d’auteurs; 2 de mes livres (ci dessous) ont été sélectionnés et lus par un jury en vue d’un prix.
Les interviews ont lieu sur l’estrade. Les bons mots de Tino, sa verve, réjouissent la salle dans l’ambiance sétoise que j’affectionne. Les intervieweurs se succèdent, excellente idée qui évite la monotonie. Le mien est un homme de mon âge, au parcours professionnel voisin, heureuse coïncidence. Il a aimé « Contes solaires » et le dit, je bois du petit lait; il met en exergue les personnages bien trempés, enracinés dans des paysages dont la description lui parait réussie; je cite la 1ere histoire, elle a Sète pour décor, 2 jurys l’ont distinguée du côté de Brignolles il y a déjà..5 ans!! En réponse aux questions, je me présente d’abord comme un lecteur assidu, depuis toujours; écrire ne m’était pas possible quand mon cerveau était rempli de soucis professionnels et privés, de projets, de rendez-vous; ce n’est qu’au moment de tourner la page, le mot ne me vient pas par hasard, que j’ai pu libérer mon imagination. Chacun de mes livres, tout romans soient ils, essaye de passer un message : « Contes solaires » sur le changement de vie; « Dix petites France » sur les racines; « Une forme de joie » sur la joie ou la sérénité etc.
Dans les rencontres ensuite, bonheur de parler avec des lectrices. Bien sûr, je sens des avis divers, pas exprimés, sous entendus; des soutiens, des réserves (en particulier sur la dernière nouvelle qui traite de l’homosexualité, jugée un peu trop libre j’en ai l’impression, mais bon, nous vivons en 2020 bientôt, cacherions nous encore ce sein que l’on ne saurait voir? Pas moi), c’est agréable, chaleureux, intéressant.

Grand merci à tout le personnel de la médiathèque, à Tino, aux bénévoles, les auteurs se sentent reconnus grâce à ce genre de manifestation. Et que vivent longtemps les 2 livres dont la couverture est affichée dans le hall, avec un résumé bien écrit, grand honneur pour moi!

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